Formation platine palladium.

Après quelques années de bons et loyaux services (et de cotisations !) en tant qu’auteure-photographe, j’ai décidé de faire valoir mon droit à la formation afin de pouvoir apprendre le procédé de tirage photographique platine-palladium.

Cette technique inventée fin XIXe (en 1873 pour être précise) par l’anglais William Willis permet le tirage par contact sur différents types de papiers en fibres végétales naturelles, avec pour résultat final un rendu velouté, assez proche de la gravure, et très stable dans le temps.

Cette formation fait suite à mes expérimentations en cours du soir à l’ESAD de Grenoble qui ne correspondaient pas tout à fait à ce que je recherchais en termes purement visuels, mais qui me plaisaient beaucoup au niveau de l’alliance de différentes techniques et gestuelles (travail à l’ordinateur préalable à un réel travail manuel avec le tirage mais également toute la préparation des plaques de cuivre).

Je suis donc partie la semaine dernière fêter mon anniversaire dans le Béarn en compagnie de Laurent Lafolie, l’un des quelques maîtres français du tirage platine-palladium, et je suis très reconnaissante d’avoir pu bénéficier de cette formation passionnante et très inspirante dont voici quelques images.

platine_palladium_gaelle_brunet (3)Le studio, côté lumière.

platine_palladium_gaelle_brunet (1)Préparation des fichiers pour réaliser les contretypes par impression jet d’encre à la taille du tirage final.

platine_palladium_gaelle_brunet (2)Négatif agrandi sur film transparent.

platine_palladium_gaelle_brunet (4)Le studio, côté sombre.

platine_palladium_gaelle_brunet (5)platine_palladium_gaelle_brunet (7)Préparation du sensibilisateur et de la chimie.

platine_palladium_gaelle_brunet (6)Séchage d’un tirage sur papier artisanal enduit au pinceau de solution photo-sensible.

Il faudra ensuite encore passer si besoin par une étape minutieuse de repique manuelle comme pour un tirage argentique classique.


J’ai adoré remettre les mains dans de la chimie, préparer moi-même l’émulsion photo-sensible et venir enduire le papier au pinceau, dans un geste très pictural.
Le mélange des différentes techniques m’a beaucoup plu. Cela fait du bien de ne pas systématiquement opposer numérique et argentique, et d’au contraire allier les deux pour un résultat unique.

 

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